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Les mosaïques de Dougga au musée du Bardo

La Période Préromaine

Dougga peut être considérée, sans que cela surprenne, comme étant l’une des plus anciennes villes d’Afrique du nord ; les fondations phéniciennes qui ont vu le jour sur le littoral méditerranéen et atlantique doivent être traitées à part.

Les villes de l’intérieur, dont Dougga, sont  le résultat d’une évolution de la longue sédentarisation que connaissent les sites favorables à l’installation humaine : eau potable, pâturages, agriculture diversifiée, site favorable aux échanges et sécurité .

Lors de l’invasion d’Agathocle, un des lieutenants de l’armée grecque s’attaque à l’intérieur des terres en quête de butin.

Dougga et son territoire sont dévastés ; plusieurs agglomérations subissent le même sort ; c’est là la preuve que le phénomène urbain était aussi, au IVème siècle avant J.C., une réalité de l’intérieur.

Thugga, la forme latine du nom, est unanimement identifiée à Dougga. La mention de la région des monts de Téboursouk revient à nouveau dans les textes anciens au lendemain de la deuxième guerre entre Rome et Carthage- à la fin du III ème siècle avant J.C., au moment où le roi numide, Massinissa, revendique «  les territoires de ses ancêtres ».

La région des Grandes plaines ( la moyenne vallée de la Medjerda), le pays de la Tusca ( le centre ouest de la Tunisie actuelle) et les emporia ( les Syrtes) sont ainsi « récupérés » et reviennent au pouvoir numide.

Quelle fut l’évolution entre ces deux dates, fin du IV ème  siècle - début du second ? En somme depuis quand la région fait-elle partie du territoire punique et à quelle occasion fut-elle annexée ?  

Il faut distinguer entre l’influence phénico-punique et la domination politique et administrative directe du pouvoir punique.

  • « l’influence » semble avoir commencé assez tôt ; les résultats visibles au IIIème siècle avant J.C. sont l’aboutissement d’un processus d’influence suffisamment long pour que la population ait changé de comportement  dans les domaines les plus conservateurs, les croyances et les pratiques funéraires ;  l’influence est un phénomène continu, lent et permanent.
  • la domination physique doit correspondre à un choix politique de Carthage, à des événements marquants et à des équilibres nouveaux.

Au lendemain de l’invasion d’Agathocle, durant la première moitié du IIIème siècle et jusqu’à 264, année de déclenchement de la première guerre punique, il faut noter le silence des sources littéraires, les seuls événements relevés ont trait à la situation en Sicile et à la rivalité naissante entre Rome et Carthage.

La deuxième guerre punique peut être divisée en deux phases : la première phase (la guerre de Sicile), s’étend de 264 à 256, année du débarquement de Régulus en Afrique ; la seconde phase s’étend de 256 à 241, année de la défaite de Carthage ; les trois années qui suivront seront marquées par la guerre des mercenaires et des Libyens.

De ces données « historiques », il est permis d’avancer deux moments propices à une annexion physique :

  • La région de Dougga, en même temps que d’autres, a pu être annexée durant la deuxième guerre ; Carthage forma trois armées qui furent dirigées vers les « villes maritimes », vers « l’intérieur » et vers « le Haut pays » ; la région des monts de Téboursouk et du Haut Tell peut très bien répondre à l’appellation « le Haut pays », Dougga, qui devait être l’une des principales villes de la région, ne pouvait pas ne pas être concernée par ces événements.
  • Les Numides qui avaient profité de l’invasion de Régulus pour « dévaster une partie de territoire punique » furent châtiés ; c’est un certain Amilcar qui se vit confier cette tâche en 254. En 247, Hannon, nous dit-on, soucieux de ménager les finances de la République, faisait vivre son armée aux dépens du pays ennemi, il occupa, après un siège, la ville d’Hécatompylos (Theveste, actuelle Tebessa, en Algérie).
  • Avancer aussi loin suppose une sécurité des arrières, une garantie de repli ; de plus pourquoi aller si loin si les territoires plus proches et réputés riches n’étaient pas déjà pacifiés.
  • L’autre moment propice à l’élargissement du territoire dépendant politiquement de Carthage se situe au lendemain de la guerre des mercenaires et des Libyens ; en 237, la défaite des révoltés entraîna l’extension du « territoire de Carthage », « des Numides ralliés aux révoltés refusèrent de déposer les armes, les généraux Amilcar et Hannon durent les combattre, la paix fut rétablie et les limites du territoire « étendues » .

Dans un cas comme dans l’autre, si l’influence phénico-punique commença très probablement au Vème siècle, au lendemain de la bataille d'Himère, la domination politique semble avoir été relativement courte, elle se situerait entre la première guerre et la veille de la dernière,  elle aura duré ainsi un siècle.

Le nom du site

Le nom dont le sens nous échappe, même si l’on rencontre par moments des « explications » n’a pas changé même s’il a subi quelques « déformations »

  • TBG’G en punique (écriture des Phéniciens-puniques donc de Carthage) horizontalement et de droite à gauche
  • TBGG en Libyque (écriture des Berbères)  horizontalement et de droite à gauche
  • En Latin : Thugga 
  • En Arabe (horizontalement et de droite à gauche) :   دڤۃ
  • En Français : Dougga

 

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